Métiers

Vous trouverez dans cet espace une liste non-exhaustive de métiers de la traduction-localisation et de la communication multilingue et multimédia :

- Traducteur
- Réviseur / relecteur
- Chef de projets en traduction
- Localis(at)eur de sites Web
- Rédacteur technique

Traducteur

Le métier

Le traducteur transpose un texte d’une langue à une autre en respectant le fond et la forme du texte original. La traduction technique est celle qui offre le plus de débouchés. Les secteurs les plus porteurs sont le médical, le juridique, l’électronique, le multimédia, les télécommunications. Spécialisés, les traducteurs techniques doivent bien connaître les domaines qu’ils traitent et être attentifs aux évolutions techniques La plupart des traducteurs travaillent en indépendants. Quelques-uns sont salariés dans des entreprises privées. Quelques postes également leur sont offerts dans les organismes internationaux. Ils y sont recrutés sur concours.

Spécialisation : traduction juridique, traduction médical, traduction de veille, traduction scientifique, traduction financière.

Les qualités et compétences requises

- posséder de très bonnes compétences en langues étrangères ;
- avoir une excellente qualité rédactionnelle ;
- être précis et rigoureux ;
- être autonome ;
- avoir de bonnes capacités d’analyse ;
- avoir une bonne culture générale.

La formation

La formation des traducteurs est de nature universitaire et pratique. Elle implique un minimum de 4 à 5 ans d’études après le bac. Le métier de traducteur est également accessible par la voie de la formation professionnelle continue.
En savoir plus sur la formation professionnelle continue en traduction

Les +

Le traducteur est autonome et organise son travail comme il l’entend. Le métier convient parfaitement aux esprits indépendants et à ceux n’appréciant pas de travailler en équipe.

Les –

Les premières années sont souvent difficiles puisqu’elles s’exercent le plus fréquemment en indépendant. Le traducteur doit prendre le temps de se faire connaître et de se constituer une clientèle.

Réviseur / relecteur

Le métier

Le réviseur / relecteur vérifie et garantit la qualité linguistique, technique, matérielle et traductionnelle du matériau produit ou traduit. Il intervient donc pour signaler les éléments fautifs, mais aussi en corrigeant les erreurs pour améliorer, modifier ou compléter le texte du matériau produit ou traduit. Le traducteur effectue la révision de traductions de tous types de documents, scientifiques ou techniques. Il peut également réaliser des traductions internes et externes

Les qualités et compétences requises

- maîtrise totale et absolue de la langue du matériau traduit ;
- maîtriser les règles et principes de mise en page, feuilles de style ;
- avoir la capacité de travailler de façon autonome et de prendre des décisions éclairées ;
- avoir la capacité de travailler en équipe ;
- maîtriser les outils de traduction automatique.

La formation

Le métier de relecteur / réviseur une composante et une extension des fonctions principales du terminologue, traducteur ou rédacteur technique. Il importe donc de s’assurer que le cursus retenu comporte bien une formation effective en contrôle de qualité (correction, révision, relecture, tests). Le métier de réviseur / relecteur est également accessible par la voie de la formation professionnelle continue.
En savoir plus sur la formation professionnelle continue en révision / relecture

Chef de projets en traduction

Le métier

Le chef de projet désigne la personne qui assure la planification, la coordination, la gestion et le contrôle de l’exécution de prestations effectuées en interne (par les rédacteurs ou traducteurs du service interne) ou en externe (par des sous-traitants). Il est l’interface entre les différents intervenants d’un projet et le donneur d’ordre. L’organisation générale du travail de tous les chefs de projets est globalement la même. Les différences résident dans la nature des ressources prises en compte ou dans la quantité des interventions. Les projets peut concerner la traduction, la rédaction, la localisation, le sous-titrage, la terminologie, le contrôle qualité, la révision, la PAO…

Les qualités et compétences requises

- savoir s’organiser et gérer les priorités ;
- maîtriser les outils informatiques ;
- avoir un bon relationnel et un excellent esprit d’équipe ;
- être réactif ;
- posséder de solides compétences linguistiques.

La formation

Les fonctions de chef de projet en traduction sont de plus en plus souvent confiées, soit par des « langagiers » ayant une expérience significative dans leur métier, soit par des techniciens formés à la gestion.

Localis(at)eur de sites Web

Le métier

La localisation d’un site web se définit comme l’ensemble des opérations permettant de créer une version du site qui fonctionne effectivement et qui peut être exploitée sans la moindre gêne ou contrainte, par les utilisateurs ciblés, dans un contexte naturel et linguistique différent de celui pour lequel le site a été créé. Le « traducteur » localisant des sites web peut, selon ses compétences, simplement traduire les contenus ou cloner le site.

Les qualités et compétences requises

Au-delà des compétences de traducteur, le localis(at)eur doit :
- maîtriser les langages HTML ;
- maîtriser les outils de traitement automatique des contenus de sites ;
- avoir un sens esthétique ;
- maîtriser les feuilles de styles (CSS), les fils d’Ariane et autres outils de navigation ;
- maîtriser les principes et techniques de référencement de sites.

La formation

Il faut différencier le « localis(at)eur linguistique » (traducteur technique spécialisé dans le ou les domaines auxquels se rapportent les contenus du site) et le traducteur-webmaster, qui clonera le site. Ainsi, le second doit acquérir des compétences additionnelles et spécifiques par le biais d’une formation axée sur le web. Quelques formations de traducteur proposent des cursus spécialisés prenant en compte l’ensemble de ces aspects. Elles comportent une très forte dose d’informatique et d’infographie. Il existe notamment le master 2 MTC2M de Rennes 2.

Rédacteur technique

Le métier

Le métier de rédacteur technique appelé également communicateur technique ou concepteur rédacteur, est relativement nouveau. Intermédiaire entre le développeur et l’utilisateur, il doit à la fois posséder de bonnes connaissances techniques et être en mesure d’écouter l’utilisateur final, de comprendre ses attentes et de faire preuve de beaucoup de pédagogie. Le rédacteur technique travaille en direction d’un public de professionnels spécialisés ou pour le grand public en écrivant des modes d’emploi, des notices d’entretien, des fiches techniques, des aides en ligne, des classifications et catalogues industriels, des manuels qualité, ainsi que d’autres documents. Il peut être salarié ou exercer en indépendant. Ses horaires sont variables. Des déplacements sont possibles pour visualiser les machines en fonctionnement.

Les qualités et compétences requises

- avoir une bonne culture générale ;
- posséder de parfaites qualités rédactionnelles et linguistiques ;
- faire preuve d’une facilité de communication ;
- être autonome et avoir une prise d’initiative permanente ;
- maitriser les outils informatiques ;
- posséder une bonne capacité d’analyse et de synthèse.

La formation

Plusieurs universités ou écoles assurent des formations de rédacteur technique qui peuvent être généralistes ou spécialisées dans un secteur scientifique précis. Le métier de rédacteur technique est également accessible par la voie de la formation professionnelle continue.
En savoir plus sur la formation professionnelle continue en rédaction technique

Suis-je fait(e) pour la traduction ?

Il est difficile de répondre à cette question, que l’on peut se poser à l’entrée à l’université, à la sortie de l’université ou à tout moment de n’importe quel cheminement. On peut cependant proposer à quiconque s’interroge le petit test qui consiste simplement à répondre par "vrai" ou "faux" aux affirmations ci-après. Les caractéristiques répertoriées valent pour toutes formes de pratique professionnelle de la traduction, en salarié ou en indépendant.

Liste des affirmations :
1 - La traduction, c’est une véritable passion.
2 - Je suis passionné par tout ce qui touche à l’informatique.
3 - Je n’abdique jamais : je trouve toujours la solution.
4 - J’adore tout ce qui est technique.
5 - Je supporte parfaitement le stress et le travail sous pression.
6 - Je suis très organisé(e) et méticuleux/se.
7 - Des journées de 14 heures ne me font pas peur.
8 - Le travail d’équipe me convient tout à fait ; j’adore négocier.
9 - J’accepte volontiers que l’on critique mon travail.
10 - Internet, c’est géant !
11 - Je suis très débrouillard(e) et n’ai pas froid aux yeux.
12 - Je suis prêt(e) à sacrifier (une partie de) mes vacances.
13 - Je m’adapte à toutes les situations.
14 - Je suis curieux / curieuse de tout.
15 - Je suis perfectionniste.
16 - Je suis prêt(e) à bouleverser mes plannings à tout moment.
17 - J’aime bien le contact avec les autres, même s’il est un peu tendu.
18 - Je veux un métier qui oblige à se remettre sans cesse en question.
19 - Traduire des documents fastidieux ou sans intérêt ne me dérange pas.
20 - J’adore les langues.

Résultats :

Si vous avez répondu par :
- 20 fois "vrai" : toutes les qualités essentielles requises du futur traducteur sont réunies et, si c’est dans le même ordre, tant mieux
- 1 fois "faux" à l’une des dix premières affirmations : les choses s’annoncent plutôt bien.
- 2 fois "faux" dans les dix premières affirmations : pronostic réservé.
- 3 fois "faux" dans les dix premières affirmations : la traduction professionnelle n’est sans doute pas la meilleure voie d’épanouissement professionnel et personnel.

Les neuf caractéristiques correspondant aux numéros 11 à 19 ne sont pas déterminants : l’expérience prouve que tout traducteur qui ne les présente pas d’emblée les acquiert vote ou s’y fait vite.

La dernière caractéristique est citée pour mémoire. Il va se soi que tout (futur) traducteur adore les langues.

Extrait de : GOUADEC, D. (2002). « Est-ce bien raisonnable ? Suis-jefait(e) pour cela ? », Profession : traducteur, p. 293-294.